Muntu Project – Contemporary African Soul

8 mars 2017

MUNTU WORLD, un espace de synthèses culturelles, contemporaines, situé à mi-chemin entre l’Afrique et l’Europe, au croisement d’un passé et d’un futur communs. Lieu de création de nouveaux imaginaires collectifs et individuels, passage obligé pour aborder les changements en cours  de notre aventure humaine.

Faite de tradition et de modernité, d’ancien et de nouveau, de technicité et d’âme, la production créative du continent africain a intégré les diverses influences extérieures auxquelles elle était exposée, relayant ainsi de nombreuses traditions étrangères. Le stylisme, la mode et le design en général en sont des espaces très représentatifs où l’on retrouve le génie africain, dans sa créativité des formes et son aptitude de synthèse, de recyclage, de remodelage.

En soutenant la diversité face à l’uniformisation, le projet MUNTU WORLD s’inscrit dans la nouvelle approche des échanges mondiaux, celle qui souhaite soutenir l’économie réelle, à sa juste place, permettant de renforcer le lien social, à la base de la pérennité des communautés; où la différence est une force, où la diversité du maillage social représente au contraire le meilleur atout pour s’adapter et créer de nouveaux possibles.

Suivez le lancement de MUNTU WORLD

 

 


muntu world

Le projet MUNTU s’inscrit dans le cadre de l’initiative Branding Africa, qui a vu le jour suite à la rencontre avec plusieurs entrepreneurs d’Afrique de l’Ouest (Aïssa Dione, Dr. Marie Diallo, AÏda Duplessis, Aboubacar Fofana, Ousmane Mbaye) et la prise de conscience des enjeux  auxquels fait face l’industrie africaine en générale et sa production créative en particulier.

Depuis le continent (ou depuis l’Europe avec un oeil avisé), on s’aperçoit que depuis un peu plus d’une décennie, une dynamique nouvelle est en cours. Les success stories d’une nouvelle génération d’entrepreneurs africains[1] se multiplient.

Ces entrepreneurs d’un nouveau genre partagent avec leurs homologues des autres continents, une volonté commune de pérenniser les savoir-faire traditionnels et la conviction, partagée avec par un nombre toujours croissant de ‘consommacteurs’, que ceux-ci constituent une solution dans l’économie de la frugalité et de l’essentiel qui se profile à l’horizon.

Aujourd’hui, de plus en plus de productions africaines offrent au consommateur une expérience de consommation unique alliant créativité et modernisme à une production éthique et de qualité. Ces nouvelles initiatives industrielles, privées, sont trop souvent méconnues du reste du monde. Elles gagneraient à être davantage mise en évidence, et contribueraient ainsi  davantage à modifier l’image et le rôle du continent africain dans la marche du monde, ainsi qu’à une meilleure considération du ‘Made in Africa’ dans les échanges commerciaux internationaux.

En effet, dans un contexte économique toujours plus mondialisé et l’existence dans nos magasins occidentaux de produits émanant d’usines localisées aux quatre coins du globe, l’inexistence de produits Made in Africa surprend d’autant plus que cette production existe, se développe et est prisée mondialement pour sa créativité et sa capacité à s’inscrire dans la modernité tout en préservant les savoir-faire.

Le nombre de designers africains primés, adulés par le monde de l’art, du design contemporain explose. Cette tendance s’inscrit dans un nouveau genre de consommation, celui du sens, de la quête des racines et de la préservation des savoirs ancestraux que la recherche constante du prix le plus bas a bien failli nous faire perdre, tout comme, souvent, les équilibres sociaux et environnementaux qui les accompagnaient.

Toutefois, au-delà du manque de moyens de ces designers pour faire connaitre leurs productions et des barrières douanières directes ou indirectes auxquelles ils sont confrontés, c’est l’image générale de l’Afrique et des risques perçus ou avérés qui constituent le plus gros frein aux yeux des acheteurs occidentaux: de la conformité des produits au service après-vente ou de la nécessité de préfinancer certaines commandes au problème de livraison et de perte de la marchandise, tout cela ne facilite pas la confiance entre acteurs économiques et maintient les producteurs africains dans un contexte commercial international exigu dont ils ont bien du mal à sortir sans lâcher de leur autonomie à des investisseurs étrangers.

MUNTU WORLD, deuxième volet d’une stratégie intégrée…

En soutenant les développements visant à régénérer un tissu industriel autonome et pérenne en Afrique, en s’appuyant sur des fondamentaux de qualité et de durabilité, MUNTU WORLD entend aider producteurs africains et ‘consommacteurs’ européens (et au-delà) à se trouver.

Après la mise en place de la centrale d’achats en avril 2015, et du pôle technique, il s’agit maintenant de développer le troisième volet de l’initiative Branding Africa: mettre en place un circuit de distribution pérenne en Europe

Par la suite, il s’agira de mettre en place une action politique en faveur d’un rééquilibrage des rapports économiques et d’un meilleur dialogue interculturel, en vue de pouvoir contribuer au débat sur le futur économique de notre société.

Et après…

La suite envisage une action politique à travers la création de la MUNTU Foundation, un levier structurel permettant de développer, soutenir, fédérer la diaspora pour la mise en place de projets sociétaux soutenant les gouvernements nationaux dans leurs politiques stratégiques socio-économiques, avec l’objectif de prendre en charge le volet ‘affaires publiques et institutionnelles’, la MUNTU Foundation oeuvrera:

  • à la préservation et promotion des savoir-faire traditionnels d’Afrique – « African heritage » (AOC, AOP, etc…) ;
  • à la promotion de la culture et la richesse artistique de l’Afrique ;
  • à la création d’un réseau d’entrepreneurs africains visant l’accès aux marchés occidentaux ;
  • à la création d’un label ‘africain’ pour l’éthique et le caractère durable des initiatives industrielles ;
  • à l’ouverture du marché européen aux marques africaines ;
  • au soutien à l’entrepreneuriat et au (re)déploiement du tissu industriel en Afrique ;
  • au soutien à l’action de la diaspora pour l’Afrique.

Ce dernier volet ne verra le jour qu’à partir du moment où le reste des activités est garanti et génère suffisamment de moyens financiers, rejoignant ainsi le volet ‘support technique’, exploitant d’une part les expertises des fondateurs (Supply chain, Six Sigma, Lean, Management, Public Relations, Governmental Relations, Event Organization, Logistics, and Strategic Development), et la localisation des activités au cœur de l’Europe (institutions européennes et internationales) d’autre part.

[1] Note : nous utilisons les termes « Afrique », « Africains », « Made in Africa » dans ce contexte précis pour faciliter la compréhension de l’initiative par des acteurs non-familiers des réalités sur le continent africain; nous sommes toutefois très conscients de la multiplicité de celles-ci et de la nécessité de faire la distinction entre les différentes régions et sous-régions, ainsi qu’entre les pays d’influence anglo-saxonne, lusophone ou francophone.

 

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